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“ On ne ment jamais autant qu’avant les élections, pendant la guerre et après la chasse. ”
Georges Clemenceau
J'ai écrit en son temps ce que je pensais de l'évacuation du Gouch Katif, cette parcelle d'âme juive perdue au cœur du Gazaland. Et ce n'est pas une acrobatie littéraire, ni un effet de manche que de se rappeler cette enclave israélienne jadis pleine de vie, de labeur aussi, est livrée aujourd'hui, à en croire les photos, au délabrement, à l'oisiveté et à la terreur. Si cette évacuation avait été synonyme de pacification, d'arrêt des attentats, de retour à des relations de bon voisinage, j'aurais été prêt pour ma part à céder quelques mètres carrés pour des carrés de paix. Mais le caractère unilatéral de cette évacuation, sans véritable compensation technique pour Israël a fait que les 'fameuses' roquettes palestiniennes ayant pris gout à leurs traversées pastorales par delà les vergers de Sderot et d'Ashkelon se sont senties le droit de ne pas se priver d'aller taquiner le mulet et la dorade du coté d'Ashdod. Mais apparemment personne n'apprend rien. |