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Francfort :
Une ancienne reine de beauté de religion musulmane joue actuellement le rôle d'Anne Franck dans une pièce produite en Allemagne. Issue d'une famille d'immigrants turcs, Asli Bayram, 26 ans se dit proche des sentiments de cette adolescente qui est restée cachée avec sa famille dans un grenier pour échapper aux nazis pour finalement mourir dans un camp de concentration : en effet le père de Bayram a été tué par un partisan de l'extrême droite. Témoin de la scène, elle fut elle-même sérieusement blessée lors de l'attaque. « Par le biais de ce rôle, je voudrais que de telles choses ne puissent se reproduire et agir pour lutter contre les idéologies extrémistes », a-t-elle confiée au journal Yediot Aharonot. Le portrait d'Anne Franck brossé par Bayram, a été chaleureusement accueilli par la communauté juive d'Allemagne.
Israël :
Le taux de natalité de la communauté orthodoxe a accusé une forte baisse depuis quelques années a rapporté le Bureau Central des Statistiques israélien. Le taux de natalité des habitants de Beitar Illiit est passé de 8.9 enfants par femme en 2001 à 7.7 enfants en 2006 soit une diminution de 13.5%. A Modiin Ellit, le taux est tombé de 9 à 8 pour la même période. En dépit de cette baisse, la communauté ultra-orthodoxe a le taux de natalité le plus élevé en Israël. Depuis la réduction des allocations familiales, c'est la première fois qu'une étude a été réalisée concernant le taux de natalité de cette communauté. Par ailleurs, celui des femmes musulmanes a aussi chuté de 4.7 en 2000 à 4 en 2006. Chez les Bédouins, ce taux est passé de 9 enfants en 2003 à 7.6 en 2005.
Rome :
Sur les 113 commerçants autorisés à vendre des souvenirs sur la place Saint Pierre au Vatican, 112 étaient Juifs. Ils ont été priés de fermer boutique après des siècles de présence, bannis par le gouverneur de la cité du Vatican, le cardinal Giovanni Lajolo. Leur profession remonte au pontificat de Paul VI (1555-1959). Alors que les Juifs étaient confinés dans le ghetto de Rome, le pontife leur permit d'exercer de petits métiers de négoce dans la rue. Quand l'Italie fut unifiée en 1870, les Juifs acquirent l'autorisation de vendre des souvenirs (statues, portraits de saints...) de la part des autorités civiles italiennes et du Vatican. Jusqu'en décembre 2007, les Juifs appelés encore « Urtisti » pouvaient vendre leurs breloques sur tout le territoire. Riccardo Pacifici, le président de la communauté de Rome forte de 9000 familles, affirme qu'une telle mesure est une tragédie car 400 familles pratiquent la vente dans les rues. |